Milieu bâti
Construire des espaces inspirants et fonctionnels.
Ce contenu est tiré de notre rapport (en anglais) État de la gestion des actifs d’infrastructures vertes : Rapport d’analyse comparative (State of Green Infrastructure Asset Management: Benchmarking Report).
Les infrastructures vertes intègrent des éléments vivants dans l’aménagement urbain, ce qui offre un potentiel régénératif. Les municipalités qui ajoutent des espaces naturels dans l’aménagement de leur ville bénéficient d’une expérience communautaire durable et saine sur le plan environnemental.
Les infrastructures telles que nous les connaissons visent à fournir un espace physique pour nos interactions dans un milieu urbain : bureaux, écoles, hôpitaux, routes, ponts, etc. Les infrastructures vertes représentent aussi ces bâtiments et éléments physiques, mais ajoutent des éléments naturels (plantes indigènes, milieux humides, parcs), des actifs améliorés ou hybrides (toiture végétale, fossé végétalisé, jardin pluvial) ainsi que des ouvrages techniques (revêtement perméable, tuyaux perforés, tranchée d’infiltration, citerne). En respectant la faune, la flore et les cycles météorologiques, les infrastructures vertes sont une manière d’intégrer des installations dans un environnement naturel.
Les systèmes végétaux naturels et les technologies vertes de ce type d’infrastructures s’appliquent à différentes échelles. Ensemble, ils fournissent à la société un large éventail d’avantages et de services économiques, environnementaux, sociaux et de santé.
Les infrastructures vertes sont une discipline et un concept reconnus depuis plusieurs décennies, et la conception ainsi que la construction de ce type d’actifs progressent, mais le domaine continue d’évoluer. Cela signifie que la terminologie, les définitions et les types d’actifs et de solutions varient parfois d’une région à l’autre.
De nombreuses municipalités canadiennes ont mis en œuvre des actifs d’infrastructures vertes, mais la planification est souvent informelle et opportuniste. Les lignes directrices et les approches normalisées demeurent insuffisantes pour la gestion de ces actifs au cours de leur cycle de vie. L’intégration des infrastructures vertes dans les systèmes traditionnels de gestion des actifs est une pratique émergente, et les municipalités disposant de programmes établis de gestion des actifs d’infrastructures vertes sont peu nombreuses.
Une grande partie de la possession et de la gouvernance d’infrastructures traditionnelles respecte un modèle de propriété unique, où tous les actifs d’un type ou d’une catégorie en particulier sont sous la responsabilité d’une division ou d’une succursale. Les systèmes de gestion des actifs municipaux sont généralement configurés selon cet aspect de propriétaire unique, où la gestion des données, le système d’information géographique, la production de rapports, les données financières et les cadres de gestion des risques sont tous conçus en ce sens.
Toutefois, les infrastructures vertes sont uniques. Elles comprennent une combinaison d’actifs possédés et entretenus par différentes divisions et succursales. C’est pourquoi il faut clairement définir la possession, la responsabilité et l’imputabilité.
Les avantages des infrastructures vertes sont de plus en plus reconnus. Cependant, les municipalités qui souhaitent mettre en place des programmes, ou les élargir, continuent de faire face à des problèmes importants, notamment les contraintes liées aux ressources, le manque de clarté dans les données, les obstacles stratégiques et opérationnels, les lacunes en matière de mesure et d’évaluation, la coordination des parties prenantes, la planification incohérente, ainsi que les changements de paradigme culturel. Un solide programme de gestion des infrastructures vertes aide à surmonter ces difficultés.
Il est possible de mettre en œuvre des infrastructures vertes à différentes échelles, soit pour un seul terrain, un quartier ou une ville entière, ou encore à l’échelle régionale ou d’un bassin hydrographique. Ces actifs individuels se combinent pour créer des réseaux vivants qui fournissent un large éventail d’avantages environnementaux, économiques, physiques, psychologiques et sociaux, directs et indirects, en plus d’offrir des services précieux aux communautés.
Des écosystèmes sains contribuent à la résilience générale d’une municipalité ou d’une région lors de phénomènes environnementaux extrêmes. Utilisées en conjonction avec les infrastructures traditionnelles, les infrastructures vertes peuvent reporter ou réduire les coûts d’entretien ou encore prolonger la durée de vie utile d’infrastructures grises, ce qui diminue le fardeau fonctionnel et offre des économies à long terme. Les services de l’écosystème appuient aussi les autres activités économiques, comme les loisirs, le sport et l’écotourisme. De plus, les infrastructures vertes renforcent l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ces derniers, ce qui favorise la résilience globale face au climat.
Il est important de comprendre que les infrastructures vertes sont des infrastructures, et doivent être reconnues et traitées comme telles. Par conséquent, il faut utiliser le même langage et la même terminologie lors de discussions sur les infrastructures grises traditionnelles ou les infrastructures vertes.
L’intégration d’infrastructures vertes dans les programmes, les plans et les processus de gestion des actifs facilite une prise de décision globale pour la gestion des infrastructures. La capacité de comparer directement les infrastructures traditionnelles aux infrastructures vertes est essentielle, car elle permet aux municipalités et à leurs dirigeants et dirigeantes de prendre des décisions justifiables et transparentes.
La gestion régénératrice des actifs est une approche globale qui tient compte de l’interconnexion des systèmes naturels et artificiels. Les infrastructures vertes étant l’un de ses principaux éléments, elle intègre les principes de durabilité et de résilience dans la réflexion et les approches sur la gestion des infrastructures. Elle incarne le pas de plus dans la gestion traditionnelle des actifs pour inclure des objectifs de durabilité et de résilience grâce à l’ajout de milieux bâtis dans la nature. GHD croit que la gestion régénératrice des actifs crée des retombées positives pour l’environnement, la société et les économies par la transformation de la prestation de services et la fabrication.
Les infrastructures vertes sont souvent associées à la gestion des eaux pluviales ou de l’eau. Elles atténuent les inondations locales, gèrent le ruissellement des eaux pluviales, assurent leur rétention, améliorent la qualité de l’eau, nettoient et refroidissent l’air, et absorbent les émissions de gaz à effet de serre, en plus d’offrir des espaces pour les loisirs, d’améliorer l’aspect visuel et de fournir des habitats aux oiseaux, aux pollinisateurs et à d’autres animaux.
Construire des espaces inspirants et fonctionnels.
Développer des communautés durables.
Stratégie pour le développement d’infrastructures.