Réutilisation de biosolides chez TasWater : moins de faux positifs grâce à une meilleure analyse

Réutilisation de biosolides chez TasWater : moins de faux positifs grâce à une meilleure analyse

Green seedling growing in soil outdoors

En bref

TasWater exploite plus de 20 usines de traitement des égouts dans l’ensemble de l’Australie et s’appuie sur la réutilisation des biosolides comme solution de rechange économique et durable sur le plan environnemental à l’élimination en site d’enfouissement. Lorsque des essais de routine ont indiqué des traces plus importantes d’hydrocarbures pétroliers que d’habitude dans les biosolides, TasWater a engagé GHD pour déterminer si les résultats reflétaient une véritable contamination ou une interférence analytique. En utilisant la méthode de calcul de l’interférence biogénique (appelée BIC pour Biogenic Interference Calculation), créée par Francine Kelly-Hooper de GHD, nous avons aidé TasWater à distinguer les véritables contaminations des faux positifs, ce qui favorise la prise de décisions de réutilisation et de réhabilitation plus éclairées.

Apprenez comment la méthode BIC a aidé TasWater à identifier les faux positifs d’hydrocarbures, ce qui a amélioré les décisions de réutilisation des biosolides et la confiance en matière de conformité.

Le défi

Les biosolides sont des ressources précieuses pour l’amendement des sols, mais les cadres réglementaires exigent une conformité stricte aux seuils d’hydrocarbures récupérables totaux (HPT/HPR). Les dépassements peuvent nécessiter le recours à des procédures d’élimination ou de réhabilitation coûteuses, même lorsqu’aucune source de contamination n’est apparente.

TasWater a observé des résultats d’hydrocarbures incohérents dans les rapports de laboratoire passés. Dans certains cas, des matières organiques de catégorie diesel semblent avoir dépassé les limites, malgré l’absence de parcours de contamination connu dans les activités de traitement. En l’absence de précisions indiquant si les résultats reflétaient une véritable contamination au pétrole ou la présence d’un matériau biogénique naturellement présent, TasWater se retrouvait face à de l’incertitude concernant le respect des normes, l’approbation de la réutilisation et les stratégies de gestion des biosolides à long terme.

Nos solutions

GHD a collaboré avec TasWater pour appliquer la méthode BIC à ses échantillons de biosolides. Le projet a commencé par une analyse théorique des lacunes dans les données chimiques tirées des résultats passés de TasWater, qui confirment que certains dépassements étaient probablement de faux positifs alors que d’autres nécessitaient un examen plus approfondi. GHD a déterminé que certaines signatures de diesel étaient associées aux polymères utilisés dans les processus d’assèchement.

Pour renforcer la confiance dans les résultats, TasWater a approuvé une étude comparative faisant appel à plusieurs laboratoires, avec des échantillons de biosolides répartis entre le National Measurement Institute (NMI) australien, Australian Laboratory Services (ALS) Sydney et ALS Waterloo au Canada.

Cette approche d’essais comparatifs a permis à TasWater et aux autorités réglementaires de mieux comprendre la variabilité des résultats et d’évaluer l’applicabilité de la méthode BIC dans les conditions australiennes. Le National Measurement Institute (NMI) australien surveille les résultats dans le cadre de son examen de potentielles mises à jour législatives.

L’impact

En faisant la distinction entre la véritable contamination au pétrole et l’interférence biogénique, TasWater a acquis une compréhension plus exacte de la qualité des biosolides dans différents réseaux de traitement. Ceci a aidé à éviter l’élimination inutile de matériaux réutilisables.

Le projet a aussi contribué à un dialogue réglementaire plus large en Australie, puisque la méthode BIC est évaluée dans le cadre d’une adoption officielle à l’échelle nationale.