Énergie et ressources
Fournir aux communautés une énergie durable.
Le gaz naturel liquéfié (GNL) est un gaz naturel, principalement du méthane, qui a été refroidi à une température d’environ -162 °C (-260 °F), ce qui le transforme en liquide. Ce processus cryogénique réduit le volume du gaz d’environ 600 fois, le rendant plus facile et plus rentable à entreposer et à transporter, particulièrement sur de longues distances et à travers les océans lorsqu’un oléoduc n’est pas une possibilité.
Le GNL est produit en retirant d’abord les impuretés, comme l’eau, le dioxyde de carbone et le soufre, puis en refroidissant le gaz purifié dans des installations spécialisées. Il est ensuite entreposé dans des réservoirs isolés et expédié par navire ou par camion-citerne cryogénique vers un terminal de regazéification, où il est reconverti en gaz pour être distribué par oléoduc.
Le GNL est incolore, inodore et non corrosif, ce qui en fait une source d’énergie versatile. Il sert couramment dans la production d’électricité, le chauffage et les procédés industriels ainsi que de carburant écologique pour les transports. Le marché mondial du GNL a connu une expansion rapide pour appuyer les besoins énergétiques des régions qui n’ont pas les ressources nationales en gaz nécessaires et pour favoriser un commerce énergétique transfrontalier flexible, particulièrement en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, où la demande en solutions énergétiques écologiques augmente.
Le GNL est considéré comme un carburant de transition dans le cheminement vers un avenir faible en carbone. Il émet environ 50 % moins de dioxyde de carbone que le charbon et 30 % moins que le pétrole lorsqu’il sert à la production d’énergie, ce qui en fait un combustible fossile plus écologique. Sa flexibilité appuie les réseaux électriques en fournissant une puissance de base et de pointe fiable, complétant ainsi les sources d’énergie renouvelables intermittentes, comme l’énergie éolienne et solaire. Les infrastructures de GNL existantes (oléoducs, terminaux et centrales) permettent un déploiement plus rapide que la construction de nouveaux systèmes d’énergie renouvelable, ce qui offre un pont pratique pendant la transition énergétique.
Le gaz naturel est en bonne position pour jouer un rôle important dans l’alimentation des centres de données en raison de sa fiabilité, de son efficacité et de son empreinte carbone relativement faible comparée aux autres combustibles fossiles. Alors que les centres de données, à la base de l’économie numérique, et les technologies émergentes, comme l’intelligence artificielle et l’informatique en nuage, font exploser la demande en énergie, l’approvisionnement en gaz naturel, grâce au GNL, offre une source d’énergie stable et évolutive. Le GNL peut servir dans les centrales à gaz ou dans les génératrices sur place pour fournir de l’électricité de manière constante, ce qui règle les problèmes d’intermittence des sources renouvelables, comme l’énergie solaire ou éolienne.
La chaîne d’approvisionnement et les infrastructures mondiales de GNL rendent les centres de données accessibles à plusieurs régions, alors que les avancées pour des installations de GNL plus écologiques, comme l’amélioration de la viabilité technique et économique du captage de carbone en aval et de son stockage, s’harmonisent avec les progrès effectués par le secteur technologique en matière de durabilité. Cette combinaison de fiabilité et de considérations environnementales positionne le GNL comme étant un carburant de transition important pour les centres de données qui cherchent un équilibre entre la performance et les objectifs de carboneutralité.
Le GNL appuie aussi la décarbonisation dans les secteurs difficiles à décarboniser, comme l’industrie lourde et l’expédition, où l’électrification est complexe. Toutefois, ce gaz n’est pas une solution à long terme en raison des émissions de méthane (un gaz à effet de serre) et de la nature limitée des combustibles fossiles. Alors que les technologies renouvelables prennent de la maturité et que les coûts diminuent, le rôle du GNL devrait diminuer également, mais sa capacité d’évolution, sa fiabilité et ses réseaux de commerce mondial en font une solution provisoire essentielle à l’atteinte d’un équilibre entre la sécurité énergétique et les objectifs climatiques.
Le GNL est plus écologique que le charbon ou le pétrole, mais pose tout de même plusieurs défis sur le plan environnemental :
Émissions de methane
Production énergivore
Répercussions sur les infrastructures
Le GNL renforce la sécurité énergétique mondiale en diversifiant les sources d’approvisionnement et en offrant des sources énergétiques transfrontalières flexibles. Sa capacité d’expédition partout dans le monde réduit la dépendance aux fournisseurs uniques et atténue les risques géopolitiques. Les grands exportateurs, comme le Qatar, l’Australie et les États-Unis, approvisionnent les principaux importateurs en Asie et en Europe, ce qui stabilise les marchés de l’énergie et appuie la croissance économique. Toutefois, les coûts élevés des infrastructures et les contrats à long terme créent parfois des dépendances économiques et la volatilité des prix demeure un défi.
Ron Heffron, vice-président des Carburants du futur en Amérique du Nord pour GHD, a défini plus de 60 configurations différentes pour les terminaux de GNL et a élaboré plus de 20 solutions d’amarrage uniques pour les navires qui sont habituellement amarrés de façon permanente. Ces solutions de rechange novatrices s’appliquent également au secteur émergent des carburants du futur. Par exemple, un terminal d’ammoniac pourrait utiliser un récipient de stockage flottant dans le sublittoral, ce qui entraînerait moins de risques pour les zones peuplées et les autres opérations à terre.
GHD contribue aussi activement au niveau de l’industrie, présidant actuellement le groupe de travail 153C de la World Association for Waterborne Transport Infrastructure / PIANC, qui travaille sur la mise à jour de lignes directrices de conception élaborées précédemment afin d’inclure les carburants du futur. Ce document a été publié en 2025 et porte le titre « Recommendations for the Design and Assessment of Liquid and Gas Marine Terminals Handling Fossil-Based and Clean Alternative Fuels and Cargoes » (Recommandations relatives à la conception et à l’évaluation de terminaux maritimes de liquides et de gaz pour le traitement de combustibles de remplacement écologiques et de combustibles fossiles).
Le GNL se trouve à l’intersection de la transition énergétique d’aujourd’hui, offrant un carburant flexible, plus écologique et vendu partout dans le monde qui fait le pont entre les combustibles fossiles traditionnels et un avenir alimenté par les énergies renouvelables. Il propose des avantages considérables en matière de réduction des émissions, de sécurité énergétique et d’adaptation au marché, mais pose aussi des défis environnementaux qui exigent de l’innovation et une gestion responsable. Alors que le monde entier redouble d’ardeur dans l’atteinte des objectifs de carboneutralité, le rôle du GNL continuera d’évoluer, influencé par les avancées technologiques, la réglementation et la collaboration mondiale.
Fournir aux communautés une énergie durable.
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